Stage Le Mans - 0ct 06

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LE PROF AU MANS
Squash les Cèdres - Octobre 2006

17 octobre 06

Le stage est terminé. Les petits sont épuisés, mais ravis. Paul est reparti vers sa Mimi et son moulin. Alors, quelques mots de Benoît Letourneau sur le Prof, et de Renaud Chevalier qui a partagé cette semaine au Mans...

Le petit mot de
Renaud CHEVALIER


Grâce à une invitation de Benoît Letourneau et du Pôle Espoir du Mans, nous avons été conviés aux Cèdres pour une session d’évaluation des qualités physiques des jeunes joueurs du pôle. Cette démarche d’évaluation était orientée sur les structures générales, spécifiques et fonctionnelles de vitesse et d’endurance notamment.

Il existe toutefois de nombreux tests permettant d’apprécier les qualités de vitesse, de puissance, d’endurance, de puissance aérobie, de souplesse, ainsi que les qualités lactiques. Mais par rapport au temps que nous avions à disposition pour cette session, nous avons choisi de réaliser 5 tests :

Des tests de course sur 10m en marche avant et arrière, pour évaluer la vitesse maximale des joueurs au niveau général.

Des tests de déplacement spécifique sur des déplacements avants, latéraux et arrières, pour évaluer la vitesse spécifique

Une évaluation de la vitesse d’extension du coude

Un test de Puissance Maximale Aérobie Fonctionnelle (appelée PMAS)

Un test d’Endurance Maximale Aérobie Fonctionnelle (appelée EMAS)

Ces différents tests demandent, par souci de précision, du matériel et des protocoles de tests bien précis pour limiter au maximum toute subjectivité dans leur interprétation.

L’objectif de toute évaluation doit être double : prendre une «photographie» de chaque joueur à certains instants clés de la saison, mais aussi et surtout donner des indications et des orientations sur le travail à mettre en œuvre dans l’entraînement.

Compte tenu des résultats, nous avons pu ainsi orienter un travail individualisé pour chacun des membres du pôle, en confrontant ces résultats aux différentes observations recueillies par les différents intervenants : Benoît LETOURNEAU, Benjamin ROSEC, Paul SCIBERRAS et moi-même.

Concrètement, nous avons pu observer que certains joueurs avaient des qualités de vitesse générale mais qu’ils ne parvenaient pas à les retranscrire dans la spécificité, c'est-à-dire qu’ils ne parvenaient pas à utiliser la technique adaptée à ces grandes vitesses.

Pour le test de PMAS, nous avons pu aussi connaître le facteur le plus limitant à savoir facteurs cognitifs (perception ou traitement de l’information), physiques ou techniques.

Ces quelques exemples pour vous montrer que les évaluations ne se cantonnent pas à l’aspect physique uniquement. Une approche systémique qu’on retrouve dans la performance en tournoi : Un match se perd ou se gagne grâce à la conjonction de toutes les structures et de toutes les fonctions.

Pour conclure, une structure comme le CREOPP n’est pas là pour amener des recettes communes à différents sports, c’est par la confrontation de connaissances et par la recherche que nous amènerons de la qualité dans le squash, comme a été la démarche du professeur.

A bientôt dans le monde du squash.

                                 


Société CREOPP
Préparateur Physique Ingénieur
Faculté des Sciences du Sport de Montpellier

 

Un grand merci

À Renaud pour ses compétences et sa disponibilité. (Les premiers tests ont commencé en 2004 sur Montpellier et nous espérons bien continuer l'aventure)

Aux jeunes du pôle pour leur sérieux et leur rigueur tout au long des tests.

À Benjamin ROSEC, le nouvel entraîneur du pôle du Mans qui travaille à mes côté depuis cette année et fait partie de la nouvelle génération d'entraîneur à gros potentiel.

A mon équipe dirigeante de Ligue, (Jessone DEFEZ, Bruno JACOB) qui répond toujours présente pour améliorer la qualité et les conditions d'entraînement.



À
Paul SCIBERRAS qui ne compte pas son temps pour échanger, informer et former la nouvelle génération d'entraîneur.

Bien sûr Paul n’est pas toujours facile à suivre que ce soit dans son discourt mais aussi dans ses nombreux écrits.

Mais après quelques regroupements on comprend de mieux en mieux, c’est un langage universitaire qui a toujours le souci de la précision et qui a très souvent une grande importance dans le résultat final.

Néanmoins on discerne vite à qui l’on a à faire, qu’il n’y a aucune rétention d’informations dans son discourt.

On s’aperçoit aussi très vite que ses théories n’ont le droit d’exister que si l’on y retrouve une application sur le terrain.

La pratique son maître mot !

La pratique, l’activité, la fonction, bref …Le squash mais conscientisé un minimum afin toujours dégager un sens à l’action pour le construire et se construire.

Parallèlement, l’apport de l’extrême rigueur qu’il imprègne pour tous ces écrits et lors de toutes ses séances, est aussi nécessaire que fondamental dans l’entraînement de Haut Niveau.

Par ailleurs, c’est aussi le gage du grand respect qu’il porte pour l’athlète qu’il a en charge et pour le travail qui sera effectué.

Le Respect de L’athlète, le respect du travail, le respect tout simplement, une valeur si importante pour réussir sa carrière sportive mais surtout ... sa vie d’homme.

Malheureusement, Paul ne continuera pas encore des années et des années et c’est bien là le grand dilemme pour un sport comme le nôtre qui a encore tant de chose à construire.

Tant d’expérience, tant de données, tant de passion, tant de valeurs humaines qui ne seront, peut être, pas exploitées!

Alors promet-on lui au moins une chose, que l’on soit de Corse, de Lyon, de Montpellier, de Royan, de La Roche sur Yon, de La Rochelle, de Chartres ou de Marseille, c’est de tout faire afin de poursuivre cette démarche, de se donner les moyens, de s’investir et de s’impliquer afin de continuer cette quête perpétuelle vers ce Graal inatteignable.

      
           Responsable Pôle Le Mans

16 octobre 06
 
LE MOT DE BENOÎT
Journée 4


La dernière journée commença bien tôt, puisque la discussion de la veille se termina très proche du levé du lendemain pour certains !

Le test du jour se portait sur la EMAS (Endurance maxi Aérobie spécifique)

Nous avions testé la puissance du moteur la veille, et bien nous avons testé sa capacité, son réservoir, ce matin.

Il s'agissait de mesurer simultanément la gestion mentale de la performance des joueurs dans trois composantes de l'activité

la dépense physique, la technique, la prise et le traitement de l'information.

Le court était matérialisé par des repères placés au sol et sur les murs latéraux. Les repères au sol définissaient la distance précise des déplacements, ceux situés sur les murs latéraux servaient à évaluer d'une façon objective la qualité technique de la trajectoire de la raquette dans la frappe.

 




Nicolas en plein test


Test EMAS pour Dimitri



La dépense physique :

Le joueur avait à exécuter à chaque série un nombre de déplacements vers l'avant (Av), sur le coté (Lat), vers l'arrière (Ar) en coup droit (D) et en revers (Rev).

Le test comprenait des séries de 6 paliers de déplacements. Chaque palier était chronométré, le joueur ne devait pas dépasser 60 secondes dans chaque modalité de déplacement. Le nombre de répétitions par palier était différent à l'avant, sur le coté et vers l'arrière.

La fréquence cardiaque était estimée en continu sur écran d'ordinateur. À chaque fin de série, le joueur avait une récupération passive. Une incrémentation permettait de définir le nombre de répétitions par palier. La série réalisée déterminait la vitesse maximale d'endurance fonctionnelle.

la technique :

Le joueur devait respecter impérativement 5 points techniques sous peine d'être éliminé (la distance de déplacement et le nombre des appuis, le timing des déplacements, la planification de la frappe en représentation mentale, le contrôle du tamis à un instant précis de la trajectoire de la raquette, le retour au T).

La qualité de l'expression technique demeure la partie la plus importante du test en PPF. (Préparation Physique Fonctionnelle).

La cognition :

Durant la durée du test, le joueur traite en continu la prise d'information sur son propre fonctionnement (proprioception). Il prend conscience de toute la technique.

Chaque frappe est exécutée en représentation mentale suivant un ordre préétabli (parallèle, contre amortie, frappe au fond etc.). L'examinateur doit être capable de lire et de deviner les intentions de frappe du joueur testé.
A la fin du test, chaque joueur avait une idée précise de sa vitesse d'endurance fonctionnelle, en outre une indication sur le facteur limitant lui était signifiée comme pour le test de PMAS de la veille, ce qui pouvait être :

Soit d'aspect physiologique : fatigue métabolique ou fatigue musculaire localisée

Soit d'aspect technique : le non respect d'un des 5 points cités plus haut. La vitesse des déplacements dégradant inévitablement la réalisation fonctionnelle,

Soit d'aspect cognitif : la qualité de la prise d'information s’altérait progressivement suivant les contraintes temporelles.

Voilà nous sommes maintenant dans l’analyse de toutes ces données de la semaine pour vous envoyer une conclusion à cette semaine extrêmement enrichissante.


  


Benoît Tricot - Test PMAS

15 octobre 06
  
JOURNÉE 3

 
Bonjour Framboise, (Suite)

La troisième journée essentiellement consacrée au test de PMAS (Puissance Maxi Aérobie), et au test du lancer avec un appareil spécifique collé sur une vitre au-dessus de la tête et qui calcule la vitesse de bras.

Pour le test de PMAS, il y avait un ordinateur portable disposé à l’avant du court pour donner les informations sur les directions des déplacements avec un beeper pour donner la fréquence de frappe.

Les directions étaient aléatoires mais prédéfinies pour le nombre de frappe à l’avant, au milieu et à l’arrière. Bien sûr, le temps de chaque vecteur de déplacement était en adéquation avec le bip de fréquence de frappe.

Un test très intéressant qui laisse entrevoir les différentes lacunes que ce soit au niveau physique, technique mais aussi au niveau de la prise d’information.

Tous ces paramètres limitant la performance pouvaient vite se dégrader par l’apparition du stress lié à l’augmentation de la fréquence. Ce stress devenant de plus en plus négatif et grippant la belle mécanique de gestion des conflits. (Conflit Vitesse/ Fluidité, Vitesse/Prise d’info …)

Un gros débriefing le soir était nécessaire afin d’analyser toutes les données de ces tests et de tirer les grandes lignes de travail pour chacun pour les semaines et mois à venir.

De plus, nous avons aussi pris un « peu » de temps pour rappeler l’organisation des tests du lendemain







JOURNÉE 2

Ce n’est pas en dépensant le plus d’énergie que l’on va le plus vite au squash !

Le 2ème jour fut principalement employé pour les tests de vitesses, sur piste mais aussi sur le court.

Certains athlètes se sont surpris en obtenant des performances largement supérieures lors des tests spécifiques (Tests avants, latéraux et arrières isolés, sur le court mais sans la frappe à gérer) que ceux obtenus en extérieur. Cette bonne surprise était en fait facilement explicable par la qualité d’un travail dans la fonctionnalité de l’activité.

D’autres, par contre, ont mis en lumière leurs lacunes techniques (de déplacement) avec des résultats inférieurs à ceux exprimés sur la piste.

L’erreur souvent commise était de forcer son déplacement, le modifiant pour des piétinements pour certains, pour de véritables bonds pour d’autres, afin d’avoir une sensation de dépense maximale d’énergie.

Ce n’est donc pas en ayant la sensation de souffrir plus lors de l’effort en poussant plus fort que l’on va forcement plus vite, bien au contraire !

Mais au vu des résultats après correction, les joueurs ont pu prendre conscience que la technique permettait d’aller plus vite.

L’objectif étant de repousser plus facilement la fatigue et d’être, lorsqu’on passera au travail fonctionnel, mieux positionné pour avoir une frappe de meilleure qualité.

Benjamin, l'Apprenti Sorcier
Le joueur de squash n’est pas un coureur à pied !!

La qualité première du joueur de squash reste évidement la vitesse.

La vitesse utilisée lors d’un déplacement pour une frappe (dans la fonction) n’a pas les mêmes priorités que celle exprimée à l’extérieur.

La vitesse en course à pied (effort cyclique) n’a rien à voir avec la vitesse d’un déplacement squash (Effort acyclique), avec des coordinations intra et intermusculaires ainsi que des groupes musculaires sollicités différents.

Néanmoins le joueur de squash peut, bien entendu, en tirer quelques vertus : L’explosivité…

Mais il est indéniable qu’avec un apprentissage technique et un travail en musculation bien orienté, les choses peuvent bien évoluer.

À demain donc pour un nouveau point sur ce regroupement très instructif et fort passionnant.


             
                      Responsable Pôle Le Mans



13 octobre 06
 


Chère Framboise,

Il est bien tard pour te laisser un message, mais les discussions sont fournies lorsque Paul Sciberras nous rend visite au Mans.

La semaine sera très chargée puisque nous devons mettre en place plus de 50 tests sur les aptitudes physiques en extérieur comme en intérieur et surtout dans l’activité Squash, dans la fonction.

JOURNÉE 1

Présentation de la semaine

Paul nous propose une petite approche théorique afin d'expliquer, aux jeunes du pôle espoir du Mans, les intérêts de la préparation physique en PPG (Préparation physique Générale), de la PPS (Préparation physique Spécifique dans le court mais sans la gestion de la trajectoire de balle) et de la PPF (Préparation physique Fonctionnelle avec la gestion totale de la frappe de balle)

Il présentera aussi les différents tests qui seront effectués lors du stage.



L'expérience de Paul sur le développement et de l'utilisation de ses tests apportera énormément de précisions sur les qualités ou les lacunes de chacun des jeunes.

Cela permettra de mieux individualiser les programmes afin de gagner en qualité dans le travail effectué et ainsi d’optimiser au maximum le temps toujours trop court que l’on dispose.

Bref, la quête de tout entraîneur !



BONUS LE MANS...


Renaud Chevalier
, l’un des responsables de la structure professionnelle de préparation Physique du CREOPP (unité de recherche et d'étude notamment sur le squash mis en place à Montpellier) participe activement à ce stage.

Il nous apporte ses connaissances théoriques sur le fonctionnement de l’entraînement et amène un œil extérieur très intéressant.

En outre, il est de plus en plus précis dans la partie fonctionnelle de l’activité squash, un apport essentiel pour la cohérence d’un programme physique pertinent.

A noter que Renaud participe depuis plusieurs années déjà aux différentes expérimentations mise en place sur le Squash. (NDRL Test sur la PMA Fonctionnelle Squash avec un Cosmed K4 pour mesurer et analyser les échanges gazeux lors de l’effort en situation de match)


Test du lancer

 
All content ©2004-2008 Framboise Gommendy

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