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NOKIA N95 - SQUASH PRO 2007
1/23 JUIN - ST PIERRE - LA RÉUNION
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MEA CULPA...
Figurez-vous que notre Pascal, frère de, jouait la finale des +35 (ce qui en
passant, a paraît-il filé un bon coup de vieux à son père) samedi matin à 11h.
Et je m'étais bien promis d'assister à ce match, et de faire ENFIN une petite
interview après-match de notre pilier de l'ASCTR...
Et je travaillais sur les matchs de la veille, et je n'ai pas eu le temps... Et
oui, j'essaie de me cloner, mais j'y arrive pas !
Pardon au gagnant à qui il faudra, comme il nous l'a précisé, une étagère de
plus pour stocker son trophée... |
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UN PROMOTEUR HEUREUX...
"Que
du bonheur", me sourit Arnaud de Ribas quand je lui demande ses impressions sur
le tournoi. D'origine un prof de tennis, doué pour l'organisation, qui vers le
milieu de la trentaine, décide de monter des tournois ATP en Afrique, avec grand
succès, des tournois bien cotés qui attireront des noms comme Lecomte, Forget ou
encore Santoro.
Puis, pour des raisons commerciales, il achète il y a quelques années le club de
squash de Bassora, à St Denis, capitale de l'île, investit de grosses sommes
dans la rénovation du complexe, "décide de savoir de quoi je parle", et "se
découvre une passion pour le sport".
"Bien sûr, je manque de physique, mais bien que j'ai appris le squash à 50ans,
mon passé de tennis m'a permis de jouer rapidement à un bon niveau (il finit
8ème au Championnat de France Vétérans)".
Ce qu'il apprécie tout particulièrement dans le squash, c'est le respect
d'autrui. "On est dans le rouge en permanence, mais il existe une vraie
'solidarité de la souffrance', et un vrai respect de son adversaire, même si on
râle un peu contre l'arbitre...."
Il
a une formule simple pour organiser un tournoi. D'abord, il faut un plateau, et
ensuite un bon retour pour l'annonceur. Alors, en squash, on a de la chance,
parce que bien que le marché soit tout petit, c'est grâce à Thierry un sport
extrêmement médiatisé dans l'île. Et cela nous permet de donner à notre sponsor
Nokia 95 une image "magique".
Il regrette par contre de ne pas pouvoir payer les joueurs à leur juste valeur.
"On ne fait qu'indemniser les athlètes, c'est vraiment un sport où ils ne
reçoivent pas un salaire en égard aux efforts prodigués."
Et s'il regrette le manque d'implication réelle des institutions, il salue la
collaboration avec la Ligue de la Réunion, avec en tête son président Joël
Loreau, avec "je partage la même vision"", et insiste sur le "microcosme autour
du projet formé d'Arnaud de Ribas, de la Ligue et bien sûr de l'ASCTR".

Son admiration pour le Patron est évidente. "Mon meilleur souvenir du tournoi,
ce sont 'les larmes du Lincou' lors de la dernière édition, qui d'ailleurs ont
déclenché les miennes, et qui prouvaient l'authenticité de son engagement et de
son implication dans le tournoi."
Et pour finir, quand je lui ai demandé de décrire le squash, il m'a répondu "la
souffrance physique, le respect de l'autre, et ne jamais lâcher."
Une belle leçon de vie, isn't it... ? |

Avec des sponsors du tournois..


Aurélie de Nokia...

...La Ligue et l'ASCTR...

Il fait même travailler
le Patron... |

La photo du jour.... |
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JÉRÔME DADOT...
... aime le squash depuis (c'est le petit à gauche, bien sûr)... très longtemps,
car il a maintenant 14 ans, et joue depuis l'âge de 7ans. Numéro 7 français chez
les minimes, il veut être "préparateur physique dans l'armée", parce que "j'aime
l'armée, et j'aime le sport".
Bien, c'est logique, non ? |

Merci à Fabrice Moullan
pour les photos sublimes qu'il vous offre durant ce tournoi... |


Sa
carrière
en quelques lignes... |
DE CHAMPION A CHAMPION
Vous ne pouvez pas ne pas le reconnaître, enfin, pas si vous étiez né (je
l'étais, de justesse, de justesse), notre Champion Olympique du 100m, Daniel
Sangouma, originaire de St Denis, et un grand ami du Patron et de la famille
Lincou au complet.
Amateur
de squash devant l'Éternel, il a m'a-t-on dit un caractère un peu .... bouillant
sur un court, et vu son physique, moi, s'il me dit qu'il y a let, je te lui
donne le point, juste pour ne pas le contrarier...
"Cela fait des années que je connais Thierry", m'avoue-t-il. "Quand il est
arrivé à l'INSEP, il y a des années maintenant, j'étais déjà bien installé,
alors en tant que Réunionnais, bien naturellement, on est allés l'un vers
l'autre. Je lui ai un peu montré les ficelles, je l'ai aidé à s'intégrer, à
prendre ses marques. Ensuite, j'ai appris à connaître toute la famille, ses
parents, Pascal. J'ai même joué de nombreuses fois avec Thierry, enfin, il m'a
fait jouer plutôt!"
"Son parcours me rappelle le mien, je me revois un peu à travers lui, et cela me
rappelle des souvenirs..."
Et vous aussi, M. Sangouma, vous nous en rappelez, des souvenirs de vos
exploits. Un honneur de vous rencontrer, Daniel... |
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22 juin
07
ARRIVÉE A ST DENIS…
Le
voyage fut difficile, une fois de plus. D’abord, l’Eurostar Londres
Paris, où nous avons eu des problèmes de train, détournés à Lille,
changement de train, tutti quanti.
Puis un vol Air Austral de Roissy qui tourne au drame. Une des
passagères, une petite Mahoraise de 25 ans, prise d’un malaise dès le début
du vol (11h), poussera le pilote à faire demi-tour à moins de 2h de
l’arrivée pour revenir vers Mombassa. Hélas, la passagère décèdera avant
l’arrivée au Kenya.
Le temps de faire toutes les démarches administratives, de revenir vers
notre destination initiale, nous avions pris 5 heures de retard. Flappis,
nous étions, mais nous, nous étions vivants, alors, cela mettait tout en
perspective…
CHEZ LES LINCOU…
Eh
oui, bien sûr, ce sont Céline et Daniel qui m’accueillent chez
eux, et ce sont eux qui ont remué tous les cocotiers et manguiers de
l’île pour me trouver un billet. Et c’est Éric Gouazé, du Club
des Avirons, qui nous a trouvé le budget pour me payer le billet et
m’offrir ce tournoi de rêve à couvrir, et mes premières vacances depuis
10ans…
Une jolie maison, dans les hauteurs de St Pierre, une demeure comme eux,
sans prétention, toute en générosité, en lumière, en fraîcheur. C’est
bien simple, moi qui ne suis pas croyante, quand je regarde le couple
Céline/Daniel Lincou, je sais que Dieu existe… Thierry, ses qualités, je
sais de qui il les tirent, croyez-moi…
Fidèle
à la tradition, le soir de mon arrivée, un jour après les joueurs,
Céline nous a préparé un repas, comment vous décrire… « Copieux », c’est
le mot, avec des plats préparés par elle-même, bien sûr, mais aussi par
plusieurs dames de l’île, trop heureuses de participer au plaisir
d’accueillir les champions !
Autour de la table, les cinq joueurs, "bien représentatifs de la
communauté réunionnaise, c'est à dire un malaisien d’origine chinoise,
un anglais d’origine afro-américain, un français de race blanche, un
égyptien de la communauté musulmane arabe, et un réunionnais", bien sûr,
les Lincou, ajoutés de Pascal Lincou, le frère, un des piliers de
la communauté squash de l'île, de sa compagne Vicky et de Kara,
sa fille, que l’on prendrait facilement pour la sœur de Jade, la fille
de Thierry, et puis l'incontourable Claude Duhart, le premier
sponsor de Thierry, dont vous ne pouvez pas ne pas connaître la marque,
Best Game, et évidement Eric Gouazé et sa femme.
Un repas bilingue, bien sûr, avec quelquefois des blagues quelque peu
difficiles à traduire d’une langue à l’autre, mais de manière générale,
tout le monde a compris tout le monde…

LE CLUB DE L’ASCTR
A quelques pas de la mer, dans un centre sportif important, le Stade
Volnay, du nom d'un grand joueur de foot de l'Île, hélas décédé (eh
oui, il faut bien qu’il y en ait, du foot, même dans ce pays béni de la
Réunion), on trouve les trois courts très bien entretenus du club de l’ASCTR.
Une fois de plus, on fait dans la simplicité, et dans l’efficacité. À
l’entrée, en bas des escaliers qui amènent aux courts, on a placé une
table, avec le plan des sièges, car les places sont peu nombreuses, et
donc alloués.

Les dévoués/passionnés de l’Association s’affairent, comme notre
Ariel, bien sûr, qui vous a fait passer les tableaux depuis le début
du tournoi, mais aussi Anne Auliac, et l’incontournable
Jean-Paul Ah-Hu, papa d’Oxane, pour ceux qui lisent nos
reportages sur le squash junior, c’est un nom que vous connaissez bien,
d’origine malgache avec qui
j’ai échangé quelques mots, enfin, ce qui me
reste de mes 11 ans
passés dans ce pays magique qu’est Madagascar (non, c’est n’est pas
qu’un dessin animé, philistins !).
Et puis le promoteur Arnaud de Ribas, occupé à gérer les
sponsors, à organiser la soirée, à s’assurer que les joueurs sont en
place et près à nous séduire de leur talent… |

La vue du Club

Greg, Bengy et Adrian

Le Mur de la Presse à l'ASCTR

L'entrée de l'ASCTR


Ariel et Alex

Deux des sponsors,
M. Igliki et M. Rouhault |
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