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03-Septembre - Quarts de Finale:
[8] Nick Matthew (Eng) bat [16] Adrian Grant (Eng) 7/11, 11/5,
11.8, 11/10 (3-1) (56m)
[4] David Palmer (Aus) bat [6] Jonathon Power (Can) 11/9, 8/11,
11/5, 11/10 (5-3) (55m)
[3] Thierry Lincou (Fra) bat [7] Amr Shabana (Egy) 11/5,
6/11, 11/1, 11/6 (33m)
[2] Lee Beachill (Eng) bat [5] John White (Éco) 9/11, 8/11, 11/10
(2-0), 11/10 (3-1), 11-5 (67m) |
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« Une chose est sûre, cest que le
système en 11 a fait ses preuves à Hong Kong : cest un succès
incontestable, le squash offert ici a été dune qualité exceptionnelle
» nous dit Malcolm Willstrop.
Howard Harding ajoute :
« Beaucoup pensaient que le nouveau scoring avantagerait les
attaquants et les preneurs de risque. Aujourdhui, on a vu la victoire
des joueurs « de fond », au jeu sûr et discipliné. »
Une fois de plus, nos trois mousquetaires
nous
ont envoyé leurs comptes-rendus.... |
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LE MATCH DU JOUR
LE RETOUR DE ROBOCOP |



Sans mon coach Malcolm Willstrop, je
naurais sans doute pas gagné le match. Après chaque jeu, il ma
expliqué la situation dans laquelle je me trouvais calmement, et ma
convaincu que je pouvais encore gagner le match, quil me suffisait
dimposer mon propre jeu.
Pendant les deux premiers jeux, jai eu
limpression que John voyait la balle comme une balle de foot ! La seule
chose que je pouvais faire, cétait prendre les coups et survivre.
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Après avoir été mené 2/0, Lee Beachill, numéro deux mondial, nous
refait son coup du bulldozer, sortant mon John White en plus
dune heure. Il aura fallu 5 sets et deux tie-break pour séparer les
deux champions
.
Comme lors de son match danthologie contre James Willstrop à Sheffield
lors de lEnglish Open il y a quelques semaines, John White, lancien
numéro 1 mondial, en ce moment numéro 7 (on rêve
), menait
confortablement contre son adversaire, aujourdhui le numéro 2 mondial,
le Champion de Sheffield, Lee Beachill (que je surnomme Robocob
), mais
perd quand même la rencontre.
Dans le 1er, Beachill ouvre les hostilités en menant 5/2, mais White
revient à 9/6, pour prendre le jeu 11/9. Encore un jeu très serré dans
le 2ème, mais les volleys gagnants et les nicks de John laissent
lAnglais toujours sans réponse, 11/8.
LET OU NO LET ?
Dans le 3ème, il semblerait quune décision de larbitre aurait
déconcentré lÉcossais dadoption. Beachill joue la balle alors quil a
tourné sur lui-même. John demande un let, qui lui est refusé (et
justement, car ce nest que si la balle en fait touche son adversaire
que lon perd le point pour anti-jeu). John discute longuement avec
larbitre, qui tient bon. Malheureusement pour John, il se déconcentre,
ne peut prendre et perd le 3ème sur tie-break 2-0.
Cela dit, les deux joueurs se sont plaints des incohérences des
décisions darbitrage pendant tout le match. Difficile de garder son
calme et sa tête quand les décisions partent dans tous les sens
LE RETOUR ...
Mais si Beachill est numéro 2 mondial, ce nest pas par accident.
Restant en contact constant avec son adversaire, il semble enfin trouver
sa longueur et sa profondeur légendaires, survit plusieurs balles de
matchs dans le 3ème et dans le 4ème. Même sil nest plus en position
dominante, John est toujours très dangereux, et Beachill arrache le 4ème
jeu à nouveau au tie-break, cette fois 3-1.
Le vent a tourné, Beachill est maintenant à la barre, menant 9/2 dans le
dernier. Trois points de plus pour White, mais le talent de récupération
des balles de Beachill tenant du miracle, il clôt la rencontre à son
avantage 11/5, avec seulement 4 changements de services.
Le match aura duré 67 minutes.
Malcolm conclue : « Lee Beachill est en train datteindre le sommet de
son art. » Et je suis du même avis. Lorsquon lui donne la possibilité
de jouer son jeu, Beachill est imbattable.
Jespère me tromper, car il rencontre Thierry demain
.
Lee Beachill (Eng) bat John White (Éco)
9/11, 8/11, 11/10 (2-0), 11/10 (3-1), 11-5
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Lee a commencé à ajuster ses balles, à les
placer très près du mur, et à trouver la parfaite longueur. Quand il
joue avec une telle précision, il ny a rien à faire, rien à faire du
tout, et cest tout à son honneur.
Larbitrage était vraiment mauvais.
Je pense que si les arbitres doivent être
notés afin de progresser sur léchelle internationale, il serait bon de
le faire sur des tournois moins importants, et non pas lorsque les 32
meilleurs joueurs du monde se battent à corps perdu pour gagner des
points au classement mondial et gagner leur vie
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Larbitrage nétait pas bon, ni pour lui,
ni pour moi, ce qui ajoutait à la pression du match.
Après avoir survécu aux balles de matchs
dans le 3ème, jai pu commencer à imposer mon propre jeu, et à reprendre
possession de lavant du court, ce qui ma permis de revenir dans le
match.

Sur un plan psychologique, cest sans doute
ma plus belle victoire !
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LE COMBAT DES POTES
Le tombeur du Boss, Adrian Grant, rentre chez lui après avoir perdu contre son meilleur
ami sur le circuit Nick Matthew. Grant prend le premier, perd les
deux suivants 5/11, 8/11, et ne sincline au dernier quau tie-break 1-3.
Malcolm a beaucoup apprécié la qualité de jeu des deux coéquipiers de
léquipe anglaise, compagnons dentraînement et amis de longue date. Joué
à un rythme denfer devant une foule très nombreuse,
Les deux jeunes joueurs ont joué un match sans complaisance, un jeu
précis, un jeu dattaque, et ils peuvent être tous les deux fiers du
résultat.
Grant gagne le premier jeu, mais Matthew remet les pendules à lheure 2/1.
Adrian produit des échanges dune grande qualité, mais une fois de plus,
le match se décide sur un tie-break, et cest lenfant de Sheffield qui
gagne son ticket pour les demi-finales, où il rencontre Palmer.
Nick Matthew (Eng) bat Adrian Grant (Eng)
7/11, 11/5, 11/8, 11/10 (3-1) (56m)
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Il faut absolument que les
arbitres et les marqueurs fassent un effort pour être au niveau.
Avec lancien système, je pouvais absorber quelques mauvaises
décisions.
Avec le nouveau système en 11, une erreur peut faire la différence
entre un match gagné et un match perdu. Jai eu des décisions
contre moi aujourdhui qui auraient pu me coûter le match
David Palmer |

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PALMER RESTE, POWER SEN VA
Alex se souvient encore du match entre les deux champions Jonathan
Power le Canadien, tête de série numéro 6, et David Palmer,
lAustralien, tête de série numéro 4, en finale des Super Series 2001,
et surtout de la dernière balle du match, qui est pour lui « le
meilleur squash quil ait jamais
vu ».
Inutile de vous dire quil attendait avec impatience la rencontre au
sommet.
Il ne fut pas déçu. Le Canadien digne dun siège de sociétaire de la
Comédie Française nhésita pas à nous faire la grande scène du II
lorsquune de ses balles fut annoncée « not up »,
« faute ».
Palmer, bon prince, gagna le cur de lassistance lorsquil proposa de
rejouer la balle.
Mais Power le Fantastique, le Génial, le Prestidigitateur de la Raquette
souffrait de la hanche. Frustré, il se vit pénalisé dun « avertissement
pour abus de raquette »
Pardon, mais celle-là, elle me fait toujours rire
. Ah ces anglais, il
faut toujours quils nous invente des expressions
.
« Oui, il a soumis sa raquette à des mauvais traitements »
. Racquet
abuse
. !
Désolé, ça méclate à chaque fois
Retour au match.
Le Canadien se prit encore 3 balles annoncées « faute » alors que
larbitre lui-même nétait pas sûr des décisions de son marqueur.
Je vous laisse imaginer ses hurlements
.
Dans le quatrième, Power sauve 3 balles de matchs, impose un tie-break,
réussit à décrocher une balle de jeu, quil gâche en mettant une volée
facile dans le tin. Il sauve une autre balle de match, avant que Palmer
ne mette fin à ses espoirs, 5-3 dans le tie-break.
« Je commence à lire le jeu de Jonathan, vu que nous nous entraînons
tous les deux aux Bermudes », annonça David Palmer après le match. « Je
ne suis toujours pas un fervent défenseur de ce scoring en 11, mais nous
avons eu un beau quart de finale, et je suis ravi de voir que de longs
échanges et une bonne discipline de jeu gagne encore le match
. »
Alors, désolée quelle est la Framboise de voir Power partir. Parce que,
moi qui ai eu la chance de la voir jouer moult fois, je peux vous dire
que cest un grand champion, à lintelligence, à lhumour, et à la
raquette de rêve
.
David Palmer (Aus) bat Jonathon Power (Can)
11/9, 8/11,
11/5, 11/10 (5-3) (55m)
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PAS MAL, LA PRÉDICTION
Bon, pour une fois, je ne suis pas tombée loin
Javais prédit une
victoire de Thierry rapide en 3, cest une victoire rapide (33
minutes) mais en 4.
Les gens attendaient beaucoup de ce match (franchement, je ne sais pas
pourquoi
), peut-être parce quils nont pas vu Amr Shabana
contre Thierry à Londres dans la finale des Super Series, où Thierry a
dominé lÉgyptien de la tête et des épaules.
Thierry Lincou, tête de série numéro 3, prend le premier
facilement, 11/5. Shabana rétorque 11/6. Et après ça, plus personne. 3
minutes suffisent au Français pour prendre le 3ème 11/1, et même si le
Champion du Monde, tête de série numéro 7, saméliore dans le 4ème (il
ne perd que 11/6), on est loin du Shabana le Magicien.
LÉgyptien sest plaint dun blessure (quil traînait aussi à Londres
pour les Super Series, en anglais « shin splints », et en français,
accrochez-vous à votre dictionnaire, « contraction douloureuse du tibia
».
Cest nouveau, ça vient de sortir
.
Il na pas non plus apprécié de passer du Centre Court au Perpex.
En résumé, cétait pas son jour, quoi, au charmeur
Oui, charmeur ! Il a
un sourire à faire fondre un employé des impôts, et un humour charmant
qui le rend complètement craquant
. Et je ne suis pas inquiète, il va
sen remettre, et nous revenir en pleine forme
Mais en attendant
.
ALLEZ THIERRY !!!!!!!!!!
Thierry Lincou (Fra) bat Amr Shabana (Egy)
11/5, 6/11, 11/1, 11/6 (33m)
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Jai
beaucoup travaillé pour arriver où jen suis maintenant, au niveau où
jai joué lannée dernière.
Je suis venu en Malaisie avant le tournoi pour me préparer, et je suis
ravi de voir mes efforts récompensés par une place en demi-finale.
Thierry Lincou |
Après
le match dhier contre James, jétais à court dénergie. Je nai plus 18
ans, et mon corps ne peut plus réagir comme avant.
Les gens disent que ce nouveau système rend le jeu plus rapide et moins
fatiguant. Je pense que cest faux. Le jeu est bien plus concentré, bien
plus explosif, ce qui est aussi fatiguant que les marathons à un rythme
moins soutenus.
Dans le second, il ma fallu puiser dans mes réserves pour revenir au
score hier, et aujourdhui, je navais plus assez de jus dans les jambes
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