
Cher Jean-Louis Guidoni, commençons du début
Eh
bien, ma femme Corinne et moi-même avons créé le club en 1989, à
Île-Rousse, une ville qui compte 2500 habitants. Il est géré par une
association loi 1901 avec de nombreux bénévoles et Xavier Romieu. Quelles
sont les activités que vous proposez ?
Nous avons quatre sections sportives : squash (seulement deux courts, mais
nous venons de déposer un permis de construire pour un troisième court,
vitré celui-là), gymnastique (salle de gymnastique, de musculation, des
cours daérobic, de stretching & LIA), escalade (un mur descalade
artificiel), course à pied, etc. Et nous avons 284 adhérents.
Quels sont, daprès vous, les points forts
de votre club :
Eh bien, tout dabord, au niveau squash, nous organisons
chaque année en juin un tournoi qui rencontre toujours
énormément de succès.
Nous sommes également très fiers de notre école
de squash,
qui regroupe une quarantaine denfants encadrée par 6 animateurs :
Capinielli Nadine, Corinne Guidoni, Marchetti Noelie, Laurie Guidoni,
Romieu Xavier, Caddeo Roger, Guidoni Adrien, appliquant la démarche
Thierry Lincou- Paul Sciberras.
Nous organisons aussi en novembre une
course à pied très appréciée par ses
participants.
Et enfin, notre section gymnastique féminine est très
dynamique.
Vous parlez de votre club avec beaucoup denthousiasme
Vous
savez, ce qui nous anime, cest la passion du sport en général ! Nous
aimons offrir à nos membres une ambiance chaleureuse, une vraie
convivialité, lamitié, lhospitalité, la bonne humeur
Tout le monde a
besoin de se détendre, de profiter de leurs loisirs. Et aussi, nous
voulons que les gens aient la possibilité dapprécier tous les bons côtés
de la compétition qui existent encore dans le squash et dans la course à
pieds. Et bien sûr, bien sûr, nous voulons faire partager notre qualité de
vie et la beauté de notre île.
Dun point de vue organisation, comment
fonctionnez-vous ?
Eh
bien, du fait de notre faible potentiel démographique, nous ne pouvons
espérer être une affaire commerciale, et nous éprouvons le besoin de nous
ouvrir sur lextérieur. Cest aussi pour cela que toutes nos sections sont
affiliées aux fédérations correspondantes, car le sport français
fonctionne dans ce contexte. Nous sommes conscients des certaines
déviances de ces fédérations, mais nous les ignorons, car nous pensons que
le meilleur moyen dattirer lattention des décideurs et des financeurs,
est de se conformer au moule, et de jouer le jeu, sans état dâme.
La diversité dans la gestion des clubs de squash, le peu de reconnaissance de
la discipline, rendent difficile la fédération des forces vives, et
pourtant, il faudrait
..

Pour un avenir proche, quel est votre ambition ?
Nous
essayons de permettre le développement du squash sur notre île. Un
important travail a été fait, et un rapprochement au monde politique local
est en cours
De
quoi êtes-vous
le plus fier ?
Oh là là, il y en a des choses
Alors, en vrac, nous sommes fiers de voir
le plaisir quont les gens à venir chez nous, davoir été club du mois
davril 2000 dans un journal de squash aux États-Unis, daccueillir année
après année les meilleurs joueurs français, de côtoyer Paul Sciberras,
Thierry Lincou, Renan Lavigne, Julien Balbo, Romain Tenan, et les jeunes
qui montent , alors que nous sommes isolés sur notre île, davoir de
nombreux amis partout en France, en Autriche, en Allemagne, et de voir de
plus en plus de jeunes venir vers notre club.
Quel est votre plus grand regret ?
Que notre discipline ne soit pas reconnue à sa valeur dans le monde
politique local et national, et donc quelle ne soit pas plus développée,
malgré les superbes résultats de lÉquipe de France et de nos meilleurs
joueurs.
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Jai
deux raisons particulières pour faire un article sur le club de Squash
Loisirs dÎle-Rousse.
La première, est que je suis dorigine corse. Oui, il y a longtemps,
mais mes ancêtres étaient deux frères corses, les Gomandi, qui durent
quitter la belle île pour des raisons de Santé
. Plus tard, les fautes
dorthographe successives des employés de mairie transformèrent mon nom
en Gommendy.
La deuxième est que la région dÎle-Rousse est une des rares villes
(avec Corte) de la Corse que je connais. Jy suis passée en mobylette en
1978, car mon frère était un régulier du village dOmessa, y ayant son
meilleur ami Jean-Louis Antoni, et plus tard son épouse, une demoiselle-Rossi.
Alors, pour moi, Île-Rousse, cest un superbe souvenir. C'est pour cela
que lorsque Jean-Louis Guidoni ma envoyé un petit message pour nous
féliciter sur notre article sur Avon, je lui ai tout de suite proposé
dêtre notre prochain « Club du Mois ».
Il a commencé par refuser. Il pensait que dautres clubs, plus
importants en rôle et en taille, méritaient plus dattention. Je lui ai
alors répondu que si je parlais de Val de Reuil, un club municipal ne
possédant quun seul court, je pouvais bien parler du sien
.
Nous
avons commencé à nous échanger des emails, et voilà le résultat.
Alors, imaginez le chant des
vagues sur la plage et des cigales dans les pins environnants, et suivez
le guide...








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