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Play-off PORTRAITS

Play-offs 2005  

Les Arbitres

La présence de l’élite Française et Mondiale rend ce championnat de France par équipe des clubs extrêmement intéressante pour les arbitres. C’est pour nous l’occasion de progresser dans nos expériences à haut niveau.

Les journées sont assez chargées, nous effectuons entre 5 et 7 matches par jour, ce qui est beaucoup compte-tenu de la vitesse du jeu et de la longueur des matches…

Nous apprécions également l’esprit des joueurs qui, pour la plupart, nous permettent d’effectuer un travail non plus disciplinaire mais simplement de prise de décisions.

Lors de ces journées, nous poursuivons notre inlassable travail de discussion et de remise en cause pour essayer de rester à la hauteur d’une élite toujours grandissante…

Nicolas Deblycke, Michèle Lecomte
et Yous Mahamat
LEE GOODALL :
UN HOMME COMBLÉ…


Arrivé en France en 1981 pour enseigner le squash au Prado de Marseille (il avait 20 ans), ce jeune joueur anglais d’un bon niveau à l’époque, (il jouait en équipe pour les clubs de Sindlesham et Wokingham aujourd’hui disparus) n’est jamais revenu…

À 23 ans, il s’installe à Antibes, où il continuera à donner des cours, et voyagera entre Marseille et Antibes pendant quelques années. Et à 25 ans, il fait la rencontre la plus importante de sa vie :

« J’ai rencontré la femme de ma vie, Angélique, aujourd’hui directrice d’antenne ANPE, avec qui j’ai deux filles, Lara (14 ans), et Ella (12). J’ai beaucoup de chance, car c’est une femme qui elle aussi est très occupée, et elle comprend que ma carrière soit importante pour moi, même si j’essaie toujours de privilégier ma famille…

En 1989, le club d’Antibes a été complètement détruit par un incendie, et c’est Clive Stokes qui a repris l’affaire, en me proposant de devenir son associé. Comme je ne voulais pas rester professeur de squash toute ma vie, cela tombait très très bien…

Quand nous avons rouvert, nous avons ajouté un centre de fitness, nous sommes passés de 800 m2 à 2.000 m2, et de 400 membres à 2.500…

Le squash m’a beaucoup apporté dans ma vie. D’abord, le défoulement dont j’avais grand besoin, l’aspect sportif si important dans ma vie. Ensuite, le plaisir de jouer, en particulier pour une équipe. J’ai été élevé dans l’éthique des équipes, et c’est pour cela que nous avons aujourd’hui le plus grand nombre d’équipes nationales en France (5 en Nationales (3H, 2F), et 5 régionales (3H, 2F). Les équipes, c’est pour moi très important…

Sans oublier que le squash me permet de vivre, tous les jours…

Nous ne devions pas organiser ces championnats, mais on nous a passé le bébé en janvier, tout s’est fait un peu vite… Mais c’est quand même un grand évènement d’avoir tant de bons joueurs ici… »

Lee est un homme heureux, heureux de vivre ici, heureux dans son couple, heureux dans sa famille, heureux dans son club. Sa vie ? Il la résume par « sentiments, plaisir professionnel, sport ».

Moi, j’achète…

SAMEER KHAN :
VINGT ANS APRES…


La dernière fois que je l’ai vu, le petit Sameer, il avait 14 ans. C’était un jeune homme discret, bien élevé, et déjà très doué une raquette à la main…

Sameer, c’est le fils de mon premier entraîneur, Shah Khan. On ne présente plus Shah. C’est le monsieur, le géant qui a fait du squash français ce qu’il est aujourd’hui.

Ce fut donc un grand plaisir pour moi aujourd’hui de lui parler après sa victoire contre Yann Perrin.

« J’ai aujourd’hui 34 ans, j’ai mon brevet d’état, et je suis parti enseigner au Set Aix, mais je m’apprête à partir aux Etats-Unis pour être coach privé pour une famille. C’est très courant là-bas. Les parents permettent ainsi à leurs enfants d’atteindre un niveau qui leur ouvre les portes des universités. »

Sameer fut pendant un mois numéro 1 français, et champion de France en 95. Son classement mondial fut aux alentours de 50/60, mais il fit quelques perfs, battant les numéro 5, 7, et 20 mondiaux.



« Pour moi, le squash, c’est d’abord le plaisir de jouer, c’est avant tout un sport ludique. Ensuite, c’est un sport qui a renforcé une discipline que j’avais déjà. Et surtout, surtout, c’est un sport qui m’a appris l’humilité. Quand j’étais jeune, j’avais une pointe d’arrogance, qui m’est passé très vite quand j’ai commencé à devenir meilleur. Je ne pense pas que l’on puisse être arrogant et bon. Il n’y a qu’à voir Mr Thierry Lincou… »

J’ai été ravie de revoir Sameer. Et il m’a promis de m’envoyer un article sur son père. Je l’attends avec impatience.

Et je suis sûre que ceux qui ont connu Shah aussi…
 

Play-offs 2005  

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