Les Entonnoirs - Paul Sciberras

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LE MOT DU PROF
LES ENTONNOIRS -PAUL SCIBERRAS

 

9 octobre 06

Le Prof nous a gâté d'un texte un peu difficile, mais dont la démarche est très intéressante.

Il commence aujourd'hui une semaine de stage au pôle espoir du Mans. Le thème de la réflexion porte cette fois ci sur la préparation physique :

La préparation physique générale
La préparation physique spécifique
La préparation physique fonctionnelle.

Le CREOPP (unité de recherche et d'étude sur le squash mis en place à Montpellier) participera au stage.

Ils m'ont promis un compte rendu journalier de leurs diverses interventions sur les jeunes du Pôle....
Le concept des entonnoirs est issu au départ d'une représentation mentale visuelle qui va nous permettre de donner une présentation graphique des interactions possibles entre les différentes composantes biologiques de la fonctionnalité squash.

Sur le schéma ci-contre, les entonnoirs symbolisent les compétences des joueurs dans les quatre composantes du squash. Le goulot le plus étroit représente l'étape limitante.

Pour le joueur du niveau 1, l'étape limitante est la composante technique, alors que les composantes physique, cognitive et mentale seraient respectivement en 4, 3 et 2.

Pour le joueur du niveau 2, l'étape limitante est la composante physique alors que les composantes technique, cognitive et mentale seraient : 3 4, 3.

Pour le joueur du niveau 3, deux composantes sont de niveau 3 et deux d'un niveau 4.

Pour le joueur du niveau 4, les quatre composantes sont d'un niveau 4.





cliquez sur l'image pour l'aggrandir





Ainsi nous obtenons une graduation intra-composante sur l'axe horizontal et une graduation inter-composante sur l'axe vertical.

La figure représente des entonnoirs placés suivant deux axes :

Les entrées (flèches rouges du haut) représentent un flux qui se déverse dans les entonnoirs.<

Le graphe du flux d'entrée est la visualisation d'une interprétation métaphorique, du plus haut niveau de compétence de la pratique du squash. Le débit est voulu identique qualitativement et quantitativement pour les différentes entrées.

Les entonnoirs ont des goulots d'écoulement différents qui modifient plus ou moins le débit des entrées successives selon quatre variations du flux. Ce qui se traduit par quatre niveaux d'efficience de pratique (N1, N2, N3, N4).

Sur chaque axe horizontal d'entonnoirs est placée une des quatre composantes biologiques du squash (technique, physique, cognitif, mental).

Sur chaque axe vertical est placé un goulet d'étranglement correspondant à l'évaluation des capacités du joueur dans chaque composante biologique.

Ce qui est le plus important, c'est de savoir que le débit final ne peut pas être plus important que celui autorisé par le goulot le plus étroit sur l'axe vertical.

Le plus petit goulot de l'entonnoir est la composante biologique limitante de l'évolution systémique de la pratique. Plus le goulot est large, plus le niveau du joueur est élevé.
 
Nous avons déterminé dans chaque composante biologique, quatre niveaux de pratique correspondants aux quatre goulots d'entonnoirs.

(en bleu le niveau 1, en vert le niveau 2, en jaune le niveau 3, en rouge le niveau 4 et en gris clair le niveau théorique optimal pouvant être obtenu.

Il faut savoir en outre que les entrées en elles mêmes peuvent être également un "facteur limitant" de l'évolution du joueur (soit par manque de connaissances théoriques soit par manque de connaissances pratiques).

Souvent certains joueurs persistent à l'entraînement sur l'entonnoir au goulot le plus large et délaissent le goulot le plus étroit.C'est une erreur dans l'évaluation et dans la planification des séances d'entraînement.
 

Le but de la démarche systémique est justement d'augmenter conjointement les goulots des entonnoirs et d'obtenir le degré le plus élevé dans la spécificité de l'activité. Faire en sorte que le flux des données ne soit pas contrecarré par un barrage (goulot d'étranglement) sur une des composantes.

Nous donnons deux exemples de lecture du schéma :

Exemple 1 :

Nous constatons que le joueur du niveau 1 (en bleu) a des possibilités physiques de haut niveau (largeur du goulot de la 2ème horizontale) qui ne peuvent pas être exprimées par manque de développement dans la composante biomécanique (goulot technique).

Exemple 2 :

Le joueur de niveau 3 (en jaune) a des capacités techniques et mentales de haut niveau (goulots des horizontales 1 et 4), mais est limité par les composantes physiques et cognitives qui se situent toutes deux au niveau 3.
 

 
  
Sur le schéma ci-dessus, les entonnoirs symbolisent les compétences des joueurs dans la composante technique (E2F).

Le goulot le plus étroit représente l'étape limitante de l'expression technique.

Remarque :

Les mêmes principes d'évaluation peuvent être appliqués séparément à chaque composante biologique (technique, physique, cognitif et mental), de façon à déterminer le facteur limitant inhérent à chacune des composantes.

Nous donnons sur le schéma ci-dessus un exemple d'évaluation de la composante technique.
   
Conclusion :

La planification des entraînements doit prendre en compte toutes les composantes biologiques en interaction dans la fonctionnalité systémique de l'activité squash.
 
All content ©2004-2008 Framboise Gommendy

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