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11-Déc-04:
UN BIEN BEAU JOUR...
Le
dernier jour passé au Pakistan fut... inattendu...
Rahmat Khan, l'entraîneur légendaire de Jahangir,
aujourd'hui Entraîneur National de l'Équipe Junior du Pakistan, a
changé son emploi du temps très chargé afin de me faire découvrir
quelques-unes des merveilles d'Islamabad. |

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ON RETOURNE AU COMPLEXE
At 10.30
précise, son cousin et assistant
Ayaz Khan, vient me chercher à l'Hôtel Marriott.
Et si le reste du pays marche à l'heure "5 minutes signifie 3
heures", comme dirait Shabana, la PSF marche à l'heure de l'Armée de
l'Air, alors 10.30, c'est 10.30.
Premier
arrêt, le complexe, et un coup d'oeil à la session du samedi matin,
où seuls des jeux et des jeux conditionnés sont joués.
Un petit détail. Entre joueurs de niveau similaire, on parie de
l'argent, qui est placé devant le tin (entre 20 et 30FF). Le gagnant
place l'argent gagné dans un pot commun qui permettra à l'équipe
toute entière de faire la fête...
Puis, mes deux guides, accompagnés de Shamsul (l'adversaire de Nick
Matthew au premier tour), me proposent tout d'abord de visiter le
complexe plus en détails.... |


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LES PIEDS DANS LE PLAT...
Tout
d'abord, laissez-moi vous dire que je n'en manque jamais une...
Revenons quelques minutes au match Mansoor Zaman/David Palmer.
J'étais là, tranquille, quand s'asseoit à côté de moi un monsieur
aux cheveux grisonnants, avec une casquette, à l'anglais impeccable.
"Comment se passe votre visite", me demande-t-il? "Pour le moment,
ça va. Ils ne m'ont pas encore expulsée du pays..."
Un peu surpris, il me demande ce que je veux dire. "Bien, j'ai une
grande gueule, et l'Angleterre essaie de m'expulser sans beaucoup
de succès depuis 10 ans maintenant..." Il rit, et ajoute "Oh vous
savez, moi aussi, je suis une sorte de grande gueule dans le coin...
Je suis le DJ du complexe".
J'étais un peu surprise qu'il soit un DJ, car il n'était pas tout
jeune tout jeune, et de plus, que faisait-il à regarder le match,
puisqu'il était sensé s'occuper de la musique...
Puis nous avons commencé à discuter, à parler du match, de la vie,
de Mansoor, on s'est engueulé à propos du football...
Retour à la visite... |
OUPS
Ayaz
arrête la voiture devant les bureaux du Sport Board, et m'annonce
que nous allons rencontre le Directeur Général du Complexe,
mais qu'il a été légèrement retardé lors de son rendez-vous avec le
Ministre des Sports. À cette minute précise, une voiture officielle
se gare devant nous. En sort.... Mon DJ...
Oui,
p.. de langue anglaise.. Le G se prononce J, et vice-versa, OK?
Donc, l'homme que je pensais être en charge de la sono était en fait
le DG, Arif Mehmood Siddique, le Big
Boss du Sport à Islamabad et aussi l'une des personnages les plus
influents du pays.
Comme je vous l'ai dit, je n'en rate pas une...
Mais Dieu merci, Arif possède un grand sens de l'humour, c'est l'un
des hommes les plus intelligents que j'ai rencontré de ma vie, c'est
un passioné, il est drôle, extrêmement cultivé, et il est non
seulement respecté mais très aimé par tout...
Il me remet un petit quelque chose (un photographe avait été
convoqué pour immortaliser la scène... on rêve...)

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De
retour dans la voiture. Le Hockey hall, (où l'on peut jouer toute
sorte de jeux), le terrain de Football/stade d'athlétisme (où
Jahangir a allumé les Jeux Asiatiques), le Badminton Hall, le
Piscine (couverture et extérieure), le Gymnase, à vous couper le
souffle (parfait pour un grand tournoi de squash, note Rahmat...)
Puis,
ajourd'hui, comme un fait exprès, un grand repas pour les employés du Complexe a
été organisé. Le DG nous invite à les rejoindre. Le repas
est organisé à l'Hostel qui accueille les athlètes et où
Rhamat vit aussi, par choix personnel... Courageux le pépère...
Une fois de plus, traitée comme une reine... Le repas est
délicieux, et l'un après l'autre, les athlètes viennent saluer le
Grand Homme. |



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PUIS THÉ, BIEN SÛR...
Après
le repas, j'ai la chance et l'opportunité de discuter de politique à long terme,
de la place de la femme dans le sport ("on ne peut pas continuer à
ignorer 50% de la communauté", répète-t-il), de la façon de permettre aux femmes
la pratique sportive sans choquer la société, et combien le "sport
pour tous" devrait être encouragé, au lieu du "des médailles avant
tout..."

Du sujet sérieux, croyez-moi...
Cher Monsieur, vous rencontrer fut un grand privilège, et je
n'oublierais jamais nos discussions. Merci
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VISITE AUX JARDINS...
Tout
près du Complexe, on trouve un jardin superbe, entouré d'une sorte
de petit marché de "mort subite", où l'on vend de tout et de rien...
Les politiques qui passent à Islamabad viennent planter un arbre, et
y posent une plaque.
Et comme d'habitude, des étudiants ne peuvent pas
s'empêcher de demander un autographe à Rahmat... "Ca arrive
constamment", me glisse Ayaz, fier de travailler aux côtés d'un
tel homme... |
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À LA MOSQUÉE...
N'ayant
pas mon écharpe (j'ignorais que nous allions aller à la Mosquée), je
n'ai pas le droit d'entrer dans le bâtiment. Par contre, vêtue de la
veste longue et noire d'Ayaz, je peux me promener tout autour. Nous
enlevons nos chaussures, et la promenade autour du lieu saint
commence...Un monument surprenant et tout bonnement superbe...
Et là, je vis une expérience des plus surprenantes...
Tandis
que mes hommes prient à l'intérieur, une centaine de personnes
viennent me prendre en photos à leurs côtés.
Je ne me sens jamais vraiment en danger, mais un peu oppressée par
cette attention inattendue... Même à mon heure de gloire pour la
BBC, jamais je n'ai eu une telle attention....
Bizarre,
vous savez. La religion, ce n'est pas mon truc, mais dans ce
endroit, tandis que j'observe un monde dont j'ignore tout, le mot
"Harmonie" semble dominer mon être et mon esprit... |

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AU MARCHÉ...
De
retour en ville. Un coup de fil à James Willstrop, trop heureux de
quitter l'hôtel. Nous décidons de le récupérer à 19h.
Alors, pendant une heure, nous déambulons dans le marché... Bijoux,
vêtements, parfums sans alcool... Rires, discussions...
J'ai l'impression d'être chez moi, en Afrique
Des lumières chatoyantes, les gens, les voitures et leurs klaxons,
les éclats de rires des gens qui passent, les murmures "squash" au
passage de Rahmat.... Une fois de plus, légèrement surréaliste... |

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